Simulateur de rentabilité locative : comment calculer le vrai cash-flow ?

Rédaction ScrapImmo · Publié le 9 juillet 2026 · Dernière vérification le 9 juillet 2026

Le cash-flow locatif, c’est quoi exactement ?

Le cash-flow locatif correspond à ce qu’il reste réellement dans votre poche une fois que le bien a encaissé ses loyers et payé tout ce qu’il doit payer : charges, crédit, assurance, taxe foncière, vacance locative et fiscalité.

C’est l’indicateur le plus concret pour un investisseur. Un bien peut afficher 7 % de rendement brut sur une annonce et pourtant vous coûter 150 € par mois une fois le crédit et les impôts intégrés. À l’inverse, un rendement brut plus modeste peut devenir intéressant si le financement est bien structuré, les charges faibles et la fiscalité optimisée.

La différence est simple : le rendement brut parle du bien, le cash-flow parle de votre trésorerie.

La formule complète du cash-flow locatif

La formule de base est :

cash-flow annuel = loyers encaissés − charges non récupérables − mensualités de crédit − impôts

En pratique, il faut détailler davantage :

cash-flow = loyers annuels − vacance locative − charges de copropriété non récupérables − taxe foncière − assurance PNO − assurance emprunteur − frais de gestion − entretien − mensualités de crédit − impôt sur les loyers

C’est là que beaucoup de calculs deviennent faux. Ils intègrent le loyer, parfois la mensualité, mais oublient les dépenses qui n’arrivent qu’une fois par an. Une taxe foncière de 1 200 € représente pourtant 100 € par mois. Une vacance locative d’un mois tous les deux ans représente environ 4 % de loyers en moins chaque année.

ScrapImmo s’appuie sur des données réelles pour poser le cadre de départ : prix issus des données DVF, loyers de référence issus de la carte officielle des loyers, zonage ABC officiel. Le détail de ces sources est expliqué dans la méthodologie ScrapImmo.

Exemple chiffré : un bien acheté 200 000 € avec 20 % d’apport

Prenons un appartement acheté 200 000 €. L’investisseur met 20 % d’apport, soit 40 000 €. Les frais de notaire et frais annexes représentent 16 000 €. Pour simplifier, supposons qu’ils soient financés dans l’opération ou intégrés au plan de financement.

Le crédit porte sur 160 000 €, sur 20 ans, avec une mensualité de 960 € assurance comprise. Le bien est loué 1 100 € par mois hors charges, soit 13 200 € par an.

À première vue, le calcul paraît favorable : 1 100 € de loyer pour 960 € de mensualité, soit 140 € de marge par mois. Mais ce n’est pas encore du cash-flow réel.

Ajoutons les charges annuelles :

  • taxe foncière : 1 300 €
  • charges de copropriété non récupérables : 700 €
  • assurance PNO : 120 €
  • entretien et petites réparations : 500 €
  • vacance locative prudente : 550 €
  • frais de gestion ou temps de gestion valorisé : 600 €

Total hors crédit : 3 770 € par an.

Les loyers nets avant crédit tombent donc à 13 200 € − 3 770 € = 9 430 €.

Le crédit coûte 960 € × 12 = 11 520 € par an.

Cash-flow avant fiscalité : 9 430 € − 11 520 € = −2 090 € par an, soit environ −174 € par mois.

Et l’impôt peut encore aggraver ou améliorer la situation selon le régime choisi. En LMNP réel, l’amortissement peut réduire fortement le résultat imposable. En location nue au réel, les charges et intérêts d’emprunt sont déductibles, mais l’amortissement du bien ne l’est pas. En société à l’IS, le calcul change encore, notamment à la revente.

Les erreurs courantes dans le calcul du cash-flow

La première erreur consiste à confondre loyer moins mensualité avec cash-flow. C’est un raccourci dangereux. La mensualité n’est qu’une dépense parmi d’autres.

La deuxième erreur est d’oublier la vacance locative. Même dans une ville tendue, un changement de locataire, un rafraîchissement ou un dossier locataire refusé peuvent créer plusieurs semaines sans loyer. Un simulateur sérieux doit intégrer une hypothèse de vacance, même prudente.

La troisième erreur est de sous-estimer la taxe foncière. Elle varie fortement selon les villes et pèse directement sur votre trésorerie. Sur un petit appartement loué 600 € par mois, une taxe foncière de 1 000 € représente presque deux mois de loyers.

La quatrième erreur est d’oublier l’assurance PNO. Elle est souvent peu coûteuse, mais elle fait partie du vrai calcul. Même chose pour l’assurance emprunteur, les frais de tenue de compte, les garanties de prêt et les frais de gestion.

La cinquième erreur est de ne pas comparer les régimes fiscaux. Deux biens identiques peuvent produire deux cash-flows différents selon qu’ils sont loués en meublé réel, en location nue ou via une société à l’IS.

Comment ScrapImmo calcule automatiquement le cash-flow

ScrapImmo calcule le cash-flow en partant de données d’entrée réalistes : prix d’achat observés, loyers de référence, zonage, charges, financement, apport et régime fiscal. Les données sources utilisées sont détaillées dans la méthodologie.

Le simulateur compare automatiquement trois grands cadres fiscaux : LMNP réel, location nue au réel et société à l’IS. L’objectif n’est pas de dire qu’un régime est toujours meilleur qu’un autre, mais de montrer l’impact concret sur le cash-flow, année par année.

Par exemple, un bien peut être négatif en location nue, neutre en LMNP réel et positif en société à l’IS pendant la phase de détention. Mais la société à l’IS peut devenir moins favorable à la revente si vous sortez l’argent. Le cash-flow mensuel ne suffit donc pas toujours : il faut aussi regarder le rendement net, le rendement sur fonds propres et le TRI.

Pour aller plus loin, consultez aussi le guide sur la différence entre rendement brut, rendement net et TRI.

Testez votre cash-flow réel

Un calcul de cash-flow locatif fiable ne se limite pas à une règle de trois. Il doit intégrer le crédit, les charges, la fiscalité et les hypothèses de vacance.

Pour vérifier un bien précis, lancez une simulation complète sur le simulateur ScrapImmo. Vous pourrez comparer le cash-flow selon plusieurs régimes fiscaux et voir si l’opération tient vraiment, au-delà du rendement brut affiché.

Sources : Demandes de valeurs foncières (DVF, data.gouv.fr), carte des loyers du Ministère du Logement (DGALN), zonage locatif officiel de l’État (Abis à C). Voir méthodologie complète.

Testez ces chiffres sur votre projet

Le simulateur applique ce que vous venez de lire à un bien précis : prix réel du marché, cash-flow et comparaison des régimes fiscaux.

Lancer une simulation →

Ou consultez une ville précise