Méthodologie

ScrapImmo n'utilise que des données réelles, publiques et officielles pour son classement des villes — aucune valeur n'est estimée ou simulée. Voici précisément d'où elles viennent et comment elles sont calculées.

Dernier recalcul du classement : 23 juillet 2026

Millésime des prix DVF utilisés : 2025

Villes couvertes : 3013 communes, sans seuil de population — seul le nombre de ventes DVF exploitables (au moins 5/an) détermine l'inclusion

Les 4 sources de données

Prix au m² — DVF

Les Demandes de Valeurs Foncières (data.gouv.fr) recensent les transactions immobilières réelles enregistrées par les notaires. Pour chaque ville, on calcule la médiane du prix au m² des ventes d'appartements en mono-lot (une seule unité par transaction, pour un prix/m² propre), sur 4 millésimes (historique du graphique d'évolution). Une commune avec moins de 5 transactions exploitables sur l'année est exclue du classement — l'échantillon est jugé trop faible pour être représentatif, quelle que soit sa population.

Voir le jeu de données DVF sur data.gouv.fr →

Loyer estimé — Carte des loyers (DGALN)

Le loyer au m² provient de la « Carte des loyers », un indicateur officiel publié par le Ministère du Logement (DGALN), construit à partir de l'analyse de plus de 9,1 millions d'annonces de location. C'est une estimation statistique par commune — pas un relevé de baux réellement signés.

Voir la carte des loyers sur data.gouv.fr →

Tension locative — Zonage ABC officiel

La tension locative reprend le zonage réglementaire de l'État (Abis, A, B1, B2, C), le même utilisé pour le dispositif Pinel ou l'encadrement des loyers. Il est converti sur une échelle de 1 (zone C, la plus détendue) à 5 (zone Abis, la plus tendue).

Voir le zonage ABC sur data.gouv.fr →

Part de locataires — Recensement INSEE

La part de résidences principales occupées par un locataire (affichée sur les fiches villes comme indicateur de profondeur du marché locatif) provient du recensement de la population (INSEE, fichier « Logement »), pas d’une estimation ScrapImmo.

Voir le jeu de données sur insee.fr →

Comment le score est calculé

Le rendement brut d'une ville = (loyer au m² × 12) ÷ prix au m² × 100, plafonné à 12 %. L'évolution du prix compare la médiane DVF de l'année en cours à celle de l'année précédente, sur la même commune. Le score global sur 100 pondère ces indicateurs :

  • Rendement locatif brut : 45 %
  • Tension locative : 30 %
  • Évolution du prix au m² : 15 %
  • Liquidité du marché (nombre de transactions DVF/an) : 10 % — une ville où un rendement élevé repose sur très peu de ventes est notée moins favorablement qu'un marché aussi rentable mais plus actif.

Deux précisions de calcul, pour que le chiffre affiché soit reproductible à partir des données publiées. Plafond de rendement : le rendement brut retenu pour le classement est plafonné à 12 %, ce qui protège le palmarès des artefacts DVF (une commune où seules quelques ventes très bon marché ont été enregistrées). 91 des 3 013 communes atteignent ce plafond ; leur fiche affiche le rendement réellement calculé, et rappelle la valeur plafonnée utilisée au classement. Normalisation : la somme pondérée des quatre critères est multipliée par 1,15 puis ramenée à 100 au maximum, pour que l'échelle des scores occupe la plage haute plutôt que de plafonner vers 80 — cela ne change pas l'ordre du classement, seulement l'échelle de lecture.

Note sur l'évolution du prix : une hausse récente est comptée positivement (potentiel de plus-value), ce qui peut aussi signifier un point d'entrée plus cher qu'il y a un an. Un investisseur qui cherche avant tout du cash-flow immédiat peut légitimement préférer l'inverse — regardez ce chiffre indépendamment du score si c'est votre priorité.

Pourquoi certaines villes sont absentes

Aucun seuil de population n'exclut une commune a priori — une ville de 800 habitants avec un marché DVF suffisant est traitée comme une préfecture. Une commune est en revanche exclue du classement si l'une des trois sources lui manque : moins de 5 transactions DVF exploitables sur l'année, pas de donnée de loyer DGALN, ou pas de zone ABC répertoriée. Plutôt que de combler ce vide par une estimation, ScrapImmo préfère ne pas classer la ville.

Limites à connaître

  • Pour les petites communes, l'échantillon DVF peut rester modeste : la médiane est alors plus sensible à quelques transactions atypiques.
  • Le loyer DGALN est une estimation par modèle statistique à l'échelle de la commune, pas une moyenne des loyers réellement pratiqués immeuble par immeuble.
  • Le zonage ABC est mis à jour ponctuellement par l'État (pas annuellement) : il peut ne pas refléter une évolution très récente d'un marché local.
  • Le classement évalue un marché moyen par ville. Le simulateur de rentabilité, lui, calcule un projet précis à partir des chiffres que vous saisissez — les deux sont complémentaires mais indépendants.

Module de recherche d'annonces

Distinct du classement des villes, le module de recherche d'annonces (optionnel) s'appuie sur un agrégateur d'annonces immobilières sous licence commerciale. ScrapImmo ne scrape pas directement les portails d'annonces : chaque annonce retournée conserve son lien d'origine.

Le nom du site peut prêter à confusion avec cette précision : ScrapImmo est un outil d'analyse de données publiques (DVF, DGALN, zonage ABC), pas un scraper de portails immobiliers. Les annonces affichées passent exclusivement par un agrégateur sous licence, jamais par un accès direct aux portails tiers.

Une question sur ces méthodes de calcul ? Contactez-nous.